Quel président pour la Tunisie?

 

Nous sommes le 17 Décembre 2019. La constitution vient d’être enfin achevée et le régime politique tunisien sera donc présidentiel.  Afin de bien nous préparer aux élections de la date symbolique du 14 Janvier 2020, je vous donne quelques astuces sur le choix du candidat / candidate.

1)      Il faut chercher sur Google. Un ancien du CRTL (Congrès Républicain du Travail et de la Liberté, ex Congrès pour la république après la fusion avec le FDTL) (depuis mort d’une extinction de voix) avait jadis dit que si tu es sur Google, c’est que tu es un véritable combattant. Et c’est connu, Google n’a jamais menti.

2)      La ville de naissance. Il ne faut pas voter pour quelqu’un du Sahel, puisqu’ils ont profité des largesses des anciens présidents, ni du nord-ouest, parce qu’il va se venger de la disparition de Bou Salem et Jendouba après les crues soudaines de 2015. Quelqu’un du sud de la Tunisie est à oublier aussi (grande pauvreté, gâchette facile  après l’annexion de Sidi Bouzid par la Libye en 2018), ainsi qu’une personne du centre, maintenant super riches par les quelques troupeaux de moutons qui leur restent.

3)      L’âge. Il faut qu’il ne soit pas jeune, ou vieux. La bonne cinquantaine par exemple. Du coup Morjane et BCE (sous respirateur artificiel mais l’état de santé n’a pas été mentionné dans la constitution) seraient éliminés.  Mohamed Ben Ali (fils de Zine El Abidine Ben Ali), autorisé à rentrer au pays en 2017 après la grâce présidentielle et la politique de réconciliation nationale mise en place sous l’impulsion du grand mouvement Ettahrir, constituerait lui un bon choix, face à Emna Ben Jemaa et Yassine Ayari ou encore Sami Khedhira, récemment promu ambassadeur des nations unis en Suède.

4)      La religion. Athée ça ne marche pas bien. Il faut que le candidat ait un minimum de croyances religieuses, parce que, comme le disait ma grand-mère, sans religion, t’es un pauv’ con. On s’en fout sur quoi elle s’est basée, nous sommes ici pour guider les gens, pas pour faire la morale. Du coup Jalel Brick et Papillon, deux figures emblématiques du mouvement clandestin « Msalli 3al Nibi » ne sont pas une bonne alternative. Cheikh Riadh El Hammi, du mouvement « Ennajda », est par contre trop religieux, ce qui ferait craindre une montée en puissance de l’extrémisme. Madame Saida El Agrebi, récemment opérée d’une chirurgie esthétique à Londres appelée « the french modern excision », peut quant à elle faire le poids, puisqu’elle ne connait que trop bien les rouages du métier.

5)      Le niveau culturel. Plus il y a de diplômes, plus ce n’est pas bien. Deux certains médecins l’ont récemment prouvé aux tunisiens. C’est pour cette raison que je soutiendrai Brahim el Kassas, à la tête d’une multinationale de louages, propriétaire de la chaîne Attounisia (après la mort cérébrale soudaine de son fondateur, Hechmi Hamdi, lors d’un débat télévisé où il y avait trop de questions politiques) et titulaire d’un permis de forage en Nouvelle Zélande. Ce monsieur est un self made man qui a prouvé que l’habit ne fait pas toujours le moine.

6)      L’état de santé. Le futur président ou la future présidente de la  Tunisie, ne doit pas boire ou fumer (même le cannabis, bien que ça a été légalisé), faire du sport et ne pas regarder des films pornos (interdits depuis 2013 pour rappel). A titre d’information, c’était le cas de Nicolas Sarkozy, qui a été, par hasard, évincé par le pouvoir des urnes au profit de Marine Lepen.

7)      Avoir la cote auprès des grands influenceurs. Avoir le plébiscite de grands journaux comme Business News ou encore Tixup servirait à conforter la grande notoriété de tel ou telle candidat(e).

Comme ce fût le cas en 2011, 2020 sera donc aussi indécise. J’espère de tout cœur que tous les tunisiens voteront, surtout avec le démarrage de la campagne « éna lassa9t », en référence aux fameux autocollants « Présidentielle 2020 ».

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